Le Macaron, l'Aristo du fast food
La société d’abondance a donné naissance aux insatiables stratégies marketing réinventant notre « loi de l’estomac » (origine du mot "gastronomie")
Loi 1 : Le confort de mastication. Vu au comptoir des fast-food jusque dans les vitrines de Ladurée.
Deux univers bien opposés mais au succès planétaire, le hamburger et le macaron répondent chacun
à leur manière aux aspirations d’une consommation avec un effort minimum.
Loi 2 : La personnalisation. L’acte de manger est « faire sien ce qui est autre », alors pourquoi ne pas
imprimer un peu de soi sur l’aliment ? C’est possible pour les amateurs de junk food comme pour les
fanatiques de macarons qui en termes de goût n’aiment pas tourner en rond... Autant de recettes
associées à leurs couleurs symboliques, ayant pour unique vocation d'assouvir les "gourmandises
pariculières".
Loi 3 : Préférer la haute couture à la haute gastronomie. Finalement, les règles de l’estomac s’inclinent
devant les règles de l’art, et la consommation devient une affaire de contemplation. Notre macaron
s’habille de nuances oniriques, et s’enveloppe dans des écrins raffinés. Fort de sa légende, le
Macaron affirme son origine : la cour des rois. Dans la forme… car si le macaron a acquis ses lettres
de noblesses, c’est surtout en tant que joyau de l’industrie du rêve.
Les talents marketing de David Holder ont propulsé la maison Ladurée au rang de fabricant de macarons le plus célèbre au monde